CYCLISME: les règles chez la cycliste.

A partir d'un certain niveau de pratique, l'entraineur doit prendre en compte les cycles menstruels dans l’entrainement de la cycliste (jeune ou moins jeune).

Les cycles menstruels sont une particularité dont on doit s’accommoder et ne surtout pas chercher à les faire disparaitre : la pratique sportive peut être une part importante de la vie d’une cycliste mais le sera-t-elle éternellement ? En France, on parle de double projet de vie chez le jeune sportif autour des études et du sport mais pour la jeune sportive, il s’agit majoritairement d’un triple projet ; la pratique intensive ne doit pas entraver les possibilités de devenir mère. 

C’est un sujet parfois problématique parce qu’intime et parler de ce sujet avec ses proches peut être compliqué. Alors avec son entraineur!! D’autant plus si c’est un homme et qu’en règle général, on ne comprend rien à ce type de chose…imaginez la scène.

Personnellement, le fait d’entrainer ma femme m’a permis de comprendre ce que vivent les femmes dans leur intimité et de pouvoir aborder cela plus sereinement avec des jeunes filles afin d’avoir une relation de confiance : la cycliste voit que je sais ce que sont les règles et les précautions employées pour ne pas gêner. 

Aujourd’hui, une cycliste peut me prévenir discrètement lorsqu’elle est « indisposée » voire me prévenir de son absence totale. 

Pourtant, la compréhension du fonctionnement menstruel de chaque sportive est un des déterminants de la performance féminine afin d’adapter la programmation de l’entrainement notamment. 

À l’usage, on peut créer un bloc de préparation basé sur le suivi des cycles menstruels comprenant une semaine de récupération active lors des règles : un moyen de s’accommoder efficacement de cette particularité. Toutes les 3 semaines à 3,5 semaines, le bloc se termine et la sportive peut gérer confortablement sa période de règle. 

Planification de base pour une cycliste

Je dis bien de 3 à 3,5 semaines car l’impact des troubles prémenstruels peut être plus gênants que les règles en elles-mêmes et il convient d’individualiser selon le ressentit pour marquer le STOP dans le bloc. 

Et pour conclure, je dis de 3 à 3,5 semaines lorsque nous nous situons dans une situation de cycles réguliers, bien marqués, notamment avec la prise d'une contraception orale.

Dans le prochain article, nous échangerons sur la gestion de la charge d'entrainement durant le cycle.

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