Cyclisme: préparer une gentleman

C’est une épreuve que j’apprécie depuis mes débuts en cyclisme; une course en duo, rouler à tombeaux ouverts (enfin pas trop sinon la chute n’est pas loin). Traditionnellement, ces épreuves se couraient avec un “sénior”, le gentleman; aujourd’hui, des épreuves jeunes et mixte sont courantes.

Il s’agit d’un effort contre-la-montre bien différent de ce qu’on a l’habitude de réaliser habituellement lorsqu’on pratique le cyclisme traditionnel ou le triathlon car les efforts sont bien plus courts, hormis lors de rares exceptions comme le Duo Normand, long de 54kms. Nous partons généralement sur des efforts de 20 à 40’ qui demandent une carburation bien spécifique pour ne pas mettre trop de temps à trouver l’allure de croisière.
Par ailleurs, il ne s’agit pas d’ un effort individuel mais en double, il faut donc connaître les points forts et faibles de chacun pour se mettre en valeur mutuellement, rouler régulièrement à 2 et mettre en place un système de communication simple. Avec mes équipier(e)s, j’ai toujours utilisé des termes simples, “+” ou “-” , et le traditionnel coup de coude pour échanger la place de meneur.
En guise de préparation, si la saison a été longue, un bloc de développement de l’allure de course sera le passage obligé (repasser par la PMA demande au moins 1 mois d’entraînement supplémentaire).
D’abord de manière individuelle, il peut être intéressant de rentrer des séances de type:
  • Gimenez en 3’ à 4’ à allure de course + 1’ à PMA, le tout entre 6 et 8 fois sans récupération,
  • Temps de soutien de PMA sur des efforts de 2 à 4’.
On a coutume de réaliser ces séances en bosse mais si vous disposez d’un vélo CLM, passez du temps en position aéro sur ces moments intenses avec un essoufflement marqué, puis en équipe sur des runs de 3 à 4kms avec des relais pré-définis. Bien sûr, en complément de ces efforts intenses, l’endurance de base sera un passage obligé même si la course prévue ne dure que 30 minutes.
De manière générale, le résultat sur une gentleman résulte d’une bonne connaissance de son binôme et d’une communication simple et efficace. Si un des cyclistes est plus fort, il doit prendre soin de l’équipier, le mettre dans les meilleures dispositions pour pouvoir exprimer son plein potentiel et non faire le drapeau!
.
.
.
.

Laisser un commentaire