CYCLISME – TRI: Que faire de son profil de puissance?

Reprenons nos bonnes habitudes et à notre sujet actuel: le profil de puissance.

J’en ai déjà parlé précédemment mais un Profil de Puissance Record permet de valider la bonne évolution d’un protocole d’entrainement et de valider sa pertinence par rapport aux qualités/défauts du sportif et aux caractéristiques nécessaires à la performance en compétition.

En parallèle, il permet de mettre en place des cibles ou des allures à venir chercher à l’entrainement comme en course (hors courses en peloton). 

Lorsqu’on programme une séance d’entrainement, qu’elle soit une séance d’endurance ou une séance d’intensité d’ailleurs, on doit borner son effort. Ça enlève un peu de magie mais l’entrainement et la compétition nécessite ce sérieux. 

Prenons un exemple concret : on bascule facilement d’une sortie longue en endurance fondamentale (60-75% de PMA) à une sortie entre les 2 seuils si on se laisse griser par les sensations ou quelques sprints aux pancartes.

L’impact physiologique est massif : d’un côté, on aura peut-être recherché une récupération active, un travail visant à faciliter l’utilisation des lipides pendant l’effort ; de l’autre, on aura encore produit quelques lactates et on aura griller rapidement ses réserves de glycogène. 

Avoir un objectif de puissance à respecter pour sa sortie évite les bévues ; mais cela induit une plus grande individualisation de l’entrainement. 

Bien sûr, il ne faut pas pratiquer l’entrainement cycliste en restant obnubiler par l’affichage de son compteur GPS mais il faut comprendre que chaque coup de pédale construit ou détruit la forme.

Quid des sorties de club en groupe : je rappelle que la position dans un groupe même restreint permet de limiter la puissance à développer et donc peut être rester dans sa zone d’effort malgré la vitesse moyenne élevée du peloton.

Nombreux sont les cyclistes à réaliser de manière fréquente leurs séances HIIT sur home-trainer. 

Plusieurs raisons à cela : on s’affranchit de la circulation automobile notamment lorsqu’on commence à fatiguer et surtout, l’avènement des home-trainers connectés permet de calibrer l’effort. 

L’entraineur peut alors définir clairement une cible à atteindre durant l’effort mais aussi la puissance à maintenir au minimum lors du contre-effort (s’il a été défini que la récupération était active).

On maximise l’impact d’une séance mais on gardera à l'esprit que selon le modèle de HT, la puissance peut être radicalement différente en in-door par rapport à l'extérieur.

Frédéric HURLIN - www.azurperformance.fr

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