Cyclisme – triathlon: le test d’effort

On peut construire un Profil de Puissance progressivement au gré des séances d’entrainement de type HIIT, des courses ou des sorties longues. Le contexte de course est particulier car c’est une occasion durant laquelle on peut parfois développer des puissances supérieures à la coutumée (malgré la présence d’un peloton).

A l’entrainement, est-il opportun de réaliser un effort maximal pour chacun des intervalles de temps d’un PPR comme lors d'un PP Test[1] ? Probablement non à mon sens mais un test d’effort maximal pour obtenir la valeur de PMA ou de VO2 max. est une base nécessaire pour différentes raisons. 

Le test de laboratoire :

Le test d’effort maximal est réalisé en milieu hospitalier avec le concours d’un médecin spécialisé dans l’évaluation physique et d’un cardiologue. L’idéal est d’être évalué sur son propre vélo installé sur home trainer et équipé d’un capteur de puissance (pédalier ou HT mais bien calibré). L’utilisation d’un ergomètre SRM est aussi gage de qualité des mesures. 

Le cycliste est équipé d’un système de mesure de la consommation de l’oxygène (le principal facteur limitant de l’endurance, VO2 max. ) : il s’agit d’un masque muni de capteurs analysant les entrées et sorties d’oxygène, le tout relié à un ensemble informatique de mesure. 

En complément, le sportif est équipé d’un cardiofréquencemètre pour la mesure de l’activité cardiaque. 

Durant le test, une mesure régulière de la lactatémie (production de lactate sanguin) est effectuée.

Ce test permet d’obtenir diverses données :

  • La consommation d’oxygène par la mesure de la différence entre les entrées et les sorties d’oxygène comme expliqué précédemment. Malheureusement, cette valeur n’apporte pas d’aide à l’entraineur lors de la création de son programme d’entrainement. 
  • Les fréquences cardiaques de repos et maximales, les FC aux 2 seuils respiratoires, la capacité de récupération : à quelle vitesse la fréquence cardiaque revient-elle à la normale ?
  • La Puissance Maximale Aérobie, la puissance aux 2 seuils et la PMax, puissance maximale lors d’un sprint.

Le test se déroule sous la forme suivante : 

  • Un échauffement sur 20 minutes,
  • Une évaluation de la puissance maximale sous la forme de 3 sprints maximaux de 7 secondes espacés de 5 minutes de récupération,
  • On débute le test de VO2 max à 100 W et la puissance augmente de 30 W toutes les 2 min en gardant une cadence de pédalage libre jusqu’à épuisement. Une mesure du taux lactate pourra être effectué à la fin de chaque palier pour être complet. 

Ce test est une nécessité pour tous les compétiteurs, hommes ou femmes. Historiquement, je ne testais “médicalement” que les hommes mais on sait aujourd’hui que les femmes, par la prise d’une contraception orale, sont aussi régulièrement sujettes à des troubles cardio-vasculaires. La santé du sportif passe avant tout et surtout avant la performance!!

Frédéric HURLIN - www.azurperformance.fr


[1] Simulation d’un final de course pour l’établissement d’un PPR préliminaire, Rémy Deutsch - Alexandre Abel - Julien Pinot - Fréderic Grappe

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